Les Champs-Elysées

Pour relier les Tuileries au château de St Germain, Le Nôtre trace un axe jusqu’à l’actuel rond-point des Champs-Élysées, en direction de la montagne du Roule. Au XVIIIème siècle, cette dernière est arasée, les avenues de Marigny, Matignon et Montaigne sont tracées. Le Grand-Cours s’étend vers l’ouest, franchit le Grand Égout et se prolonge pour atteindre d’abord l’étoile de Chaillot (actuelle place de l’Etoile), puis le pont de Neuilly.

Sous la Révolution, pour gommer toute référence à l’Ancien Régime, il prend définitivement le nom d’avenue des Champs-Élysées.

Extrait plan de Turgot (1739)

Pour orner l’étoile de Chaillot, un obélisque servant de cadran solaire sur les douze avenues est envisagé. Napoléon 1er confie à Chalgrin la construction de l’Arc de triomphe, à vocation militaire. C’est aujourd’hui un haut-lieu de commémorations.

Champs Elysées au 19ème siècle

C’est entre la Concorde et le Rond-Point qu’Hittorff  fait édifier, au XIXème siècle, panorama, cirque, théâtres, cabarets, restaurants et fêtes foraines. Les Champs-Élysées deviennent un lieu de promenade élégante, vers Longchamp.

Au Second Empire, l’avenue se pare de résidences, d’hôtels particuliers et de palaces et devient un haut-lieu de la vie élégante parisienne. L’Exposition universelle de 1900 finira de lui conférer un lustre inégalé.

Hôtel de la Païva, courtisane du Second Empire