Place de la Concorde


détail du plan de Turgot (1739)

Ultime place royale parisienne, la place de la Concorde est la plus grande de Paris. Conçue sur un ancien marécage, aux limites de la ville, elle est l’œuvre d’Ange-Jacques Gabriel, qui choisit une place ouverte (contrairement aux précédentes), bâtie au nord uniquement. Elle prolonge les Tuileries vers une allée montant vers la colline de Chaillot qui deviendra les Champs Elysées.
La statue équestre de Louis XV est détruite à la Révolution, durant laquelle nombre de grands personnages sont victimes de la Veuve installée sur la place. Après ce triste épisode, son nom veut marquer la réconciliation des Français. Le démantèlement de la Bastille alimente en pierres la construction du pont de la Concorde.

Gabriel dessine deux bâtiments jumeaux, à l’entrée de l’actuelle rue Royale :

  • à gauche (dos à la place, en partant de la rue Royale), un ensemble d’hôtels dont l’hôtel Coislin (où la France reconnut l’indépendance américaine en 1778) et l’hôtel d’Aumont (le Crillon, depuis le début du XXème siècle) ;
  • à droite, l’hôtel du Garde-Meuble (Ministère de la Marine)

érection de l’obélisque de Louxor, le 25 octobre 1836
(source = peccadille.net)

depuis 1913, c’est également un gnomon pour un cadran solaire

A partir de 1836, Hittorff mène les travaux d’embellissement de la place : les deux fontaines, les colonnes rostrales (références à la Marine, toute proche) et les statues de huit villes françaises (les matrones).