L’Hôtel-Dieu

Fondée en 651, l’hôpital Saint Christophe est le seul hôpital de Paris jusqu’à la Renaissance. A l’origine, simple asile pour les indigents, il devient rapidement le lieu où l’on soigne la misère humaine. Placé sous l’autorité de l’évêque, ses ressources proviennent de la seule charité individuelle (la pauvreté devient une occasion de rédemption pour beaucoup). Les soins se résument en des potions, saignées ou bains…  et s’adressent davantage à l’âme qu’au corps. Ce n’est qu’au XIVème siècle qu’apparaissent des médecins et des barbiers (alors chirurgiens) attachés à demeure. 

Premier hôpital universitaire de Paris, il bascule sous l’autorité municipale au début du XVIème siècle.

l'Hôtel-Dieu sur le plan de Turgot (1739)     plan de Turgot (1739)

Un premier hôpital est démoli lors de la construction de la cathédrale. Le nouveau prend le nom d’Hôtel-Dieu sous Saint-Louis ; il sera agrandi à plusieurs reprises jusqu’au XVIIIème siècle. À cette période, l’image du pauvre change : il devient socialement dangereux car marginal. Pour le contrôler, on crée des établissements permettant d’enfermer les pauvres. L’hôpital est alors un lieu de réclusion, il prend le nom d’hôpital général  dont l’Hôtel-Dieu fait partie. Ce n’est qu’à la fin du siècle que l’hôpital deviendra un établissement où le malade est soigné et en ressort guéri. Il faut attendre le XIXème siècle pour que l’hôpital devienne un lieu de pratique de la médecine, mais aussi un lieu d’enseignement et de recherche médicale.

Les bâtiments originels sont rasés en fin du XIXème siècle, après la construction de l’Hôtel-Dieu actuel.

salle hotel dieu 16 siecle Hôtel-Dieu au début du XVIème siècle (plusieurs malades peuvent occuper un même lit… à l’époque, la notion de contagion est encore inconnue)
l Hôtel Dieu en 1855

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