Place des Vosges

C’est le coup de lance de Montgomery qui a créé la place des Vosges (Victor Hugo) 

Mortellement blessé lors d’un tournoi en 1559, Henri II s’éteint à l’hôtel des Tournelles. La famille royale abandonne cette résidence pour le Louvre et les châteaux de la Loire. A  l’emplacement de l’hôtel délaissé, Henri IV fait construire une place carrée, bordée de maisons uniformes sur trois côtés, le nord devant accueillir une manufacture de soie. Située à l’écart de la circulation, c’est une place purement résidentielle d’autant que, devant l’échec de la manufacture, le côté nord est construit à l’identique des trois autres.

Place des Vosges carrousel 1612La place – inaugurée à l’occasion des fiançailles de Louis XIII – fut habitée par de grands personnages de la noblesse et devint vite l’endroit à la mode. Princes et ambassadeurs y faisaient leur entrée solennelle dans Paris. Sa construction fut déterminante dans la vocation du Marais à accueillir les hôtels aristocratiques. Là s’élabore l’hôtel particulier à la française, construction classique et discrète entre cour et jardin à l’abri de la rue. Des servitudes strictes imposées dès l’origine ont permis de maintenir son unité architecturale : sur un plan quasi carré, de 127m sur 140m de côté, bordée de 36 pavillons identiques, (sauf les pavillons de la reine et du roi, aux extrémités nord et sud) de deux étages en briques rouges à chaînages de pierre calcaire blanche et toits d’ardoise bleue très pentus. Sous les arcades les boutiquiers proposent leurs marchandises aux passants, et au centre un terre-plein permet manifestations et fêtes.

Cette place appartient à la série des places royales : Dauphine, Victoires, Vendôme et Concorde.

Place Royale à l’origine, elle est renommée place des Vosges en 1800,  en l’honneur du premier département à s’être acquitté de l’impôt sous la Révolution.

Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, par Claude Lefèbvre. Victor Hugo photographié par Nadar

Les résidents célèbres : la marquise de Sévigné, Victor Hugo, Théophile Gautier ou Alphonse Daudet, Georges Simenon et Colette… Discrétion oblige, n’évoquons pas les résidents actuels… mais sachez qu’elle reste une valeur sûre de l’immobilier parisien.

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