Place Vendôme

Quatrième place royale, elle est l’oeuvre de Louvois,  qui voulait surpasser en splendeur la place des Victoires. Jules Hardouin-Mansart (l’architecte de Versailles ou de la place des Victoires) conçut en 1699 un plan d’urbanisme strict : façades sur un même modèle, place fermée et traversée par une voie nord-sud. En son centre est érigée une statue équestre de Louis XIV (détruite à la Révolution).


place Louis le Grand, à la fin du XVIIIème siècle (plan Turgot)

Désaffectés et pillés pendant la Révolution, les hôtels sont vides ; l’église des Capucines, au nord de la place est rasée par Napoléon pour créer la rue de la Paix, de même que l’église des Feuillants, au sud pour créer les rues de Rivoli et Castiglione ; la place Vendôme devient un lieu de passage, propre au développement du commerce.
Coulée dans le bronze des canons autrichiens et russes capturés à Austerlitz, la colonne Vendôme – inspirée de la colonne Trajane de Rome – est surmontée d’une statue de Napoléon en César. Le bas-relief hélicoïdal représente la campagne de 1806.

Grâce à Napoléon et à sa politique somptuaire, le luxe parisien renaît. Au Second Empire, la haute couture s’y installe (Worth). A la fin du XIXème siècle, c’est le tour les joailliers ; de somptueux hôtels (Ritz) accueillent de riches voyageurs. Mais surtout, c’est la création de l’Opéra (1875) tout proche qui consacre ce quartier comme le centre de l’élégance et de la fête.